Crowdsourcing
Par Master of HabuHiah, dimanche 13 décembre 2009 à 06:32 :: Information Technology :: #6 :: rss
Le crowdsourcing est un néologisme conçu en 2006 par Jeff Howe et Mark Robinson, rédacteurs à Wired magazine. Il consiste à utiliser la créativité, l'intelligence et le savoir-faire disponible dans une communauté, virtuelle ou non, pour résoudre un problème, créer du contenu ou exécuter une tâche, et réplique, dans son esprit, le modèle du logiciel Open Source ou de l’encyclopédie collaborative.
L'exemple représentatif cité par Jeff Howe est celui de Claudia Menashe recherchant quelques photos pour illustrer la grippe aviaire. Elle entre en négociation avec un photographe professionnel, Mark Harmel, qui est prêt à lui concéder à un prix qu’il considère comme deux fois plus faible que ses tarifs habituels, 4 photos pour 600 $. C’est alors que Claudia Menashe découvre sur iStockphoto des documents ayant les caractéristiques qu’elle recherche. Elle annonce à Mark Harmel qu’elle a trouvé son bonheur, 56 images à environ 1 $ pièce.
Ce qui pourrait être une anecdote est en fait symptomatique: un photographe professionnel ne peut pas lutter contre une foule d'amateurs de mieux en mieux équipés (appareil photo à moins de 1000 $, logiciel de traitement d'image, ordinateur personnel et internet) consentant à être rétribués de 1 $ à 5 $ par photo.
Dans la lignée du travail collaboratif, la Nasa propose aux internautes de l'aider à cartographier la planète Mars. Il reste en effet à positionner précisément des centaines de milliers d'images prises par les orbiteurs et il faut aussi compter les cratères... Malgré la simplicité du travail, le temps et la puissance informatique à consacrer à cette tâche dépassent les possibilités de la Nasa. Associée à Microsoft, l'agence spatiale des Etats-Unis a imaginé de faire appel au calcul distribué chez les internautes.
Ce modèle est évidemment ambigu. S’il s’apparente pour les contributeurs à du bénévolat, il est l’occasion pour les instigateurs de réduction de coûts substantielle. La traduction de Facebook en français, mais aussi en allemand, en espagnol et en bien d’autres langues n’est pas le fait de la société Facebook qui aurait payé pour une localisation pour chacun des pays visés, mais le fait de la communauté des facebookers qui, via une application, ont chacun traduire le produit dans sa langue !
Ce qui pourrait être une anecdote est en fait symptomatique: un photographe professionnel ne peut pas lutter contre une foule d'amateurs de mieux en mieux équipés (appareil photo à moins de 1000 $, logiciel de traitement d'image, ordinateur personnel et internet) consentant à être rétribués de 1 $ à 5 $ par photo.
Dans la lignée du travail collaboratif, la Nasa propose aux internautes de l'aider à cartographier la planète Mars. Il reste en effet à positionner précisément des centaines de milliers d'images prises par les orbiteurs et il faut aussi compter les cratères... Malgré la simplicité du travail, le temps et la puissance informatique à consacrer à cette tâche dépassent les possibilités de la Nasa. Associée à Microsoft, l'agence spatiale des Etats-Unis a imaginé de faire appel au calcul distribué chez les internautes.
Ce modèle est évidemment ambigu. S’il s’apparente pour les contributeurs à du bénévolat, il est l’occasion pour les instigateurs de réduction de coûts substantielle. La traduction de Facebook en français, mais aussi en allemand, en espagnol et en bien d’autres langues n’est pas le fait de la société Facebook qui aurait payé pour une localisation pour chacun des pays visés, mais le fait de la communauté des facebookers qui, via une application, ont chacun traduire le produit dans sa langue !
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